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LA LIBRE EXPRESSION DE BRUNO DABONNEVILLE
Après les baisses d’impôts…l’augmentation des taxes !

Comment financer le revenu
de solidarité active (RSA) sans un sou dans les caisses de l’Etat?
Sans augmenter les impôts et sans déplaire à sa majorité qui souhaite
toujours moins de taxe (qui, tout le monde le sait, entrave la libre
entreprise de ceux qui ont le capital nécessaire pour entreprendre).
NS et son gouvernement souhaitent prélever une taxe 1% sur les revenus
fonciers et d’assurance, pour pouvoir généraliser le RSA à tous
les départements français. La réponse Sarkosyenne semble surprendre :
Taxons le capital ! On dirait du Besancenot.
Après une minute de surprise, chacun peut tout de même s’interroger.
Les gouvernements successifs depuis 2002 nous ont expliqués que pour se constituer une retraite personnelle ou pour palier le trou chronique de la sécurité sociale, il était souhaitable (et bientôt nécessaire) d’épargner et de se tourner vers les assurances privées. L’assurance vie fait partie de ces investissements qui concernent autant les riches que les classes moyennes et même les revenus modestes, nous sommes nombreux à épargner dans un PEA ou PER ainsi que dans l’épargne logement.. Par ailleurs, le bouclier fiscal, mis en place par ce même gouvernement en mai dernier, ne va t-il pas avoir pour effet d’exonérer les plus riches qui pourront faire valoir le dépassement du plafond fixé. Et donc, au final, faire payer classes moyennes et classes modestes uniquement.
Il faudrait, avant d’applaudir la mesure que l’on sache qu’elle va être l’assiette de ce prélèvement et les modalités d’application.
Saluons tout de même le changement de point de vue, puisqu’il y a 2 mois, le gouvernement souhaitait pour financer le RSA prendre à la PPE (prime pour l’emploi) ce qui revenait à prendre aux pauvres pour donner au très pauvres (CF mon texte de juin).
Il reste désormais à ce gouvernement
à s’occuper des moins de 25 ans qui ne bénéficieront pas du RSA
et là encore une petite taxe sur les mouvements spéculatifs et autres
placements exonérés d’impôts serait le bien venu.
Depuis 25 ans la répartition capital / travail de notre PIB (richesse nationale) tourne très nettement en faveur du premier. Ce déséquilibre représente bien plus que l’ensemble des dettes de la France (retraite, sécu, dette extérieure comprise).
L’argent préfère rémunérer les actionnaires que les investissements productifs. Tout le monde a entendu parlé des parachutes dorés et des stocks options ainsi que les bénéfices ahurissants de nos fleurons industriels côtés au CAC 40. tout le monde sait que notre balance commerciale est structurellement déficitaire, que le chômage yoyote à la hausse, que les salaires stagnent, que les petites entreprises sont asphyxiées par les conditions de leurs donneurs d’ordres et aussi que la délocalisation est la solution proposée pour que l’entreprise continue à réaliser les bénéfices et maintienne la rémunération de ses actionnaires.
L’ouverture à gauche et les citations de Jaurès et Blum auraient convaincu notre petit Nicolas à l’économie sociale de marché et régulée par l’Etat……à suivre