LA LIBRE EXPRESSION DE BRUNO DABONNEVILLE
Le 475 DE LA RUE DE DOUAI A SIN LE NOBLE
Ce serait mentir que de dire que je suis nostalgique, ce terme m’a toujours laissé une impression de vieux "con" se remémorant le « plus beau jour de sa vie » et qui me laisse penser que depuis cette date il s'ennuyait à regarder ses photos du temps jadis, une larme au coin de l’œil.
Pas de nostalgie donc, mais un souvenir d’une époque, d’un moment, qui nous procura nombres d’émotions et nous fît sentir de très près ce que le mot « camaraderie » signifiait. Ce « local » ou devrais-je dire cette maison de maître symbolise tout cela.
De novembre 2007 où face au vent, on inaugura le local à juillet 2008 où une quinzaine de personnes enterrait la période qui les avait fait vibrer un certain 16 Mars 2008, tout restera souvenir.
Souvenir d’un petit groupe de convaincus et d’un nombre grandissant de membres satellites qui étaient persuadés que le soir du second tour, on "sabrerait "le champagne.
De ceux qui se levaient tôt pour organiser la répartition des tracts à ceux qui se couchaient tard pour assurer l’affichage en ville, tous ont été actifs et on apporté leur pierre à l’édifice du 16 mars. Bien sûr, que tout ne fût pas rose (même pour une élection socialiste) mais au final tous ont serré les coudes et remâcher leurs contrariétés d’un jour pour faire en sorte que l’UMP sorte de la place Jean Jaurès.
Des journées à bâtir le programme, des nuits à coller les affiches parfois sous une pluie battante (et pour le coup, un souvenir ému d’Alain en Kway) un chien menaçant qui vient vous rappeler que Sarkozy a été élu largement dans certains quartiers ou encore de ces braves gens qui vous offrent le café pour vous réchauffer après deux heures de porte à porte en plein mois de février. Que de souvenirs !
Il va sans dire que tous n’attendaient pas la même chose de ces élections. L’un se réjouissait d’un poste à venir, l’autre prenait, le soir de la victoire, l’ampleur de sa tâche auprès des Sinois. Certains n’ayant rien à prévoir se réjouissaient tout de même de ne pas avoir fait tout cela pour rien et envisageaient simplement de continuer le combat comprenant un peu mieux ce que les défaites passées pouvaient avoir d’amer.
Pas de nostalgie donc, car une chose est certaine, le plus beau jour de ma vie ce doit être demain ou après demain et donc le souvenir d’une victoire vous oblige à préparer la suivante ( 2009,2010,2012,2014……).
Une époque s’est arrêtée ce soir du 30 Juin, mais le plus important c’est que l’époque à venir soit plus mémorable encore !